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Des dizaines de manifestants interpellés: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com

Posted in La voyance au téléphone

Près de 1 350 poursuites judiciaires sont engagées contre les militants du mouvement citoyen et une centaine de militants sont en détention préventive.

"J’avais les mains menottées dans le dos. Le policier m’a craché au visage. Je ne pouvais pas l’essuyer. Il y avait une volonté de porter atteinte à ma dignité », a témoigné Hadj Ghermoul, vendredi soir, à sa sortie du commissariat.
Il a été interpellé, avec des dizaines d'autres citoyens qui s'apprêtaient à manifester contre le régime, dans la wilaya de Mascara. Particulièrement ciblé, il a rapporté que des agents de la Sûreté nationale lui ont asséné plusieurs coups sur la tête à l’aide d’un talkie-walkie. "J’ai eu cinq points de suture et des hématomes sur la tempe et la joue", a-t-il signalé en affichant ses blessures. «Malgré tout, le vendredi acte 52, je manifesterai avec des fleurs. Personne ne peut nous dévier de notre pacifisme », a-t-il ajouté, comme par défi. À Alger aussi, la marche hebdomadaire s’est achevée sur une charge relativement violente des forces anti-émeutes contre les derniers carrés des manifestants. Des heurts ont été évités de justesse, grâce à la clairvoyance des citoyens.
À 17h, Samir Belarbi, complètement blanchi des accusations portées contre lui par le président de la section correctionnelle du tribunal de Bir-Mourad-Raïs le 3 février, a été interpellé par des policiers en civil à Alger-Centre. Me Abdelghani Badi a aussitôt donné l’alerte.
«Des centres sécuritaires surenchérissent avec les libertés des personnes. Nous appréhendons une réédition du scénario Karim Tabbou (mis en liberté provisoire le 25 septembre 2019 par la Cour de Tipaza, puis placé en mandat de dépôt par le tribunal de Sidi Mhamed le lendemain, ndlr). »
Les réseaux sociaux sont enflammés sur les cas de Ghermoul et de Belarbi. L’ex-détenu d’opinion Fethi Diyaoui et Menouar Ouazène ont également été arrêtés pendant la marche à Alger et des dizaines d’autres à Tiaret, à Saïda et à Mascara. En début de soirée, ils ont tous été relâchés, à l'exception de Hachemi Houari.
Le jeune homme sera présenté aujourd’hui devant le procureur de la République près du tribunal de Saïda après avoir passé 48 heures en garde à vue. Le CNLD (Comité national pour la libération des détenus) recense 1 345 poursuites judiciaires engagées contre les activistes du hirak. De plus, une centaine d’entre eux sont en détention préventive. Jeudi lors du Conseil des ministres extraordinaire consacré à l'adoption du plan d'action du gouvernement, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a plaidé en faveur de «la liberté de réunion et de manifestation pacifique…».
Des engagements sans concrétisation sur le terrain, dès lors que l’épicentre du hirak dans la capitale a été, comme d’habitude, quadrillé par un dispositif sécuritaire destiné à entraver l’évolution des protestataires. La police a usé de la matraque et un embarqué des militants dans des fourgons cellulaires à Alger et ailleurs. La vieille stratégie afférente à l'étouffement de l'expression de la rue par l'intimidation semble avoir encore de beaux jours devant elle. L’élection présidentielle du 12 décembre n’a pas été induit de changement dans la gestion sécuritaire du soulèvement populaire.

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Souhila Hammadi

Près de 1 350 poursuites judiciaires sont engagées contre les militants du mouvement citoyen et une centaine de militants sont en détention préventive.

"J’avais les mains menottées dans le dos. Le policier m’a craché au visage. Je ne pouvais pas l’essuyer. Il y avait une volonté de porter atteinte à ma dignité », a témoigné Hadj Ghermoul, vendredi soir, à sa sortie du commissariat.
Il a été interpellé, avec des dizaines d'autres citoyens qui s'apprêtaient à manifester contre le régime, dans la wilaya de Mascara. Particulièrement ciblé, il a rapporté que des agents de la Sûreté nationale lui ont asséné plusieurs coups sur la tête à l’aide d’un talkie-walkie. "J’ai eu cinq points de suture et des hématomes sur la tempe et la joue", a-t-il signalé en affichant ses blessures. «Malgré tout, le vendredi acte 52, je manifesterai avec des fleurs. Personne ne peut nous dévier de notre pacifisme », a-t-il ajouté, comme par défi. À Alger aussi, la marche hebdomadaire s’est achevée sur une charge relativement violente des forces anti-émeutes contre les derniers carrés des manifestants. Des heurts ont été évités de justesse, grâce à la clairvoyance des citoyens.
À 17h, Samir Belarbi, complètement blanchi des accusations portées contre lui par le président de la section correctionnelle du tribunal de Bir-Mourad-Raïs le 3 février, a été interpellé par des policiers en civil à Alger-Centre. Me Abdelghani Badi a aussitôt donné l’alerte.
«Des centres sécuritaires surenchérissent avec les libertés des personnes. Nous appréhendons une réédition du scénario Karim Tabbou (mis en liberté provisoire le 25 septembre 2019 par la Cour de Tipaza, puis placé en mandat de dépôt par le tribunal de Sidi Mhamed le lendemain, ndlr). »
Les réseaux sociaux sont enflammés sur les cas de Ghermoul et de Belarbi. L’ex-détenu d’opinion Fethi Diyaoui et Menouar Ouazène ont également été arrêtés pendant la marche à Alger et des dizaines d’autres à Tiaret, à Saïda et à Mascara. En début de soirée, ils ont tous été relâchés, à l'exception de Hachemi Houari.
Le jeune homme sera présenté aujourd’hui devant le procureur de la République près du tribunal de Saïda après avoir passé 48 heures en garde à vue. Le CNLD (Comité national pour la libération des détenus) recense 1 345 poursuites judiciaires engagées contre les activistes du hirak. De plus, une centaine d’entre eux sont en détention préventive. Jeudi lors du Conseil des ministres extraordinaire consacré à l'adoption du plan d'action du gouvernement, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a plaidé en faveur de «la liberté de réunion et de manifestation pacifique…».
Des engagements sans concrétisation sur le terrain, dès lors que l’épicentre du hirak dans la capitale a été, comme d’habitude, quadrillé par un dispositif sécuritaire destiné à entraver l’évolution des protestataires. La police a usé de la matraque et un embarqué des militants dans des fourgons cellulaires à Alger et ailleurs. La vieille stratégie afférente à l'étouffement de l'expression de la rue par l'intimidation semble avoir encore de beaux jours devant elle. L’élection présidentielle du 12 décembre n’a pas été induit de changement dans la gestion sécuritaire du soulèvement populaire.

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Souhila Hammadi

Des dizaines de manifestants interpellés: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com
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