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Cet autre virus circulant en chine

Posted in La voyance au téléphone

En Chine, il n'y a pas que le covid-19 qui tue. Un autre virus est actuellement en pleine expansion, mais c'est aux porcs qu'il s'attaque.

Alors voilà, des virus, il y en a plein. Mais plein. En ce moment, en Chine – les niveaux de la croissance mondiale -, une autre horreur que le coronavirus s’amuse à tuer massivement. Des porcs, certes, mais il n’est pas interdit de se souvenir qu’ils sont si proches de nous qu’on greffe leurs valves cardiaques sur l’homme. Certains promettent des transplantations du cœur d’une espèce à l’autre d’ici à deux ou trois ans.

Eh bien, la terrifiante peste porcine africaine (ppa) pourrait avoir tué 200 à 300 millions de porcs en Chine, sur 1,3 milliard d'habitants la planète. Ce qui se passe? Je n’en sais rien d’évident, mais ce que je peux – mal – décrire, c’est la folie hyperindustrialiste chinoise.

Dans ce pays divin sur quoi reposer l’édifice mondial, sur construit désormais des immeubles d’élevage porcin. Le plus haut, mais pas pour longtemps, à 13 étages, avec 1 000 porcs entassés à chacun d’entre eux. Et c'est une vieille histoire chinoise, car le caractère ji, créé il y a 3 500 ans, est formé sur une racine qui signifie «cochon».

85 millions de tonnes de viande par an

Depuis, une révolution a eu lieu. Non pas celle de M. Mao en 1949, mais plutôt celle, bien plus radicale, qui a propulsé le produit intérieur brut de la Chine au premier rang mondial en parité de pouvoir d’achat. Il y a encore quarante ans, les Chinois mangeaient peu de viande et ne s’en portaient que mieux. En 1978, quand l’ami Deng Xiaoping prend le pouvoir, avec les conséquences qu’on sait, la consommation de viande, en Chine, est de 8 millions de tonnes par an. On doit approcher des 85 millions de tonnes aujourd’hui.

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Une aubaine, pas vrai? Au moins 50% des exportations européennes de porc partent vers la Chine, qui a les moyens de ruiner en un quart d'heure tous nos vaillants porchers industriels. Mais ça ne suffit pas, notamment parce que la peste porcine abat les troupeaux les uns après les autres. Alors, sur élève par croisements des porcs aussi lourds que des ours. Alors, on lance un plan d’urgence de 7,4 milliards de dollars pour ouvrir de nouveaux camps porcins, jusques et y compris dans le Hubei, berceau du coronavirus. Alors, sur l'ordonne aux entreprises chinoises de bâtir au plus vite, dans des pays vassalisés, en Afrique ou ailleurs, des «fermes» porcines qui ont fabriqué des bêtes par millions, aussitôt exportées vers la Chine.

Nous, on s’en fout

C’est un beau programme, mais qu’a-t-il à voir avec le coronavirus? N’entendant pas jouer les professeurs Raoult, je me contenterai de quelques questions anodines. Une telle prolifération, une telle surpopulation, une telle macération ne sont-elles pas propices au pire? Certes, la peste porcine ne se transmet pas aux hommes, mais est-on bien sûr de la stabilité du virus?

Comme je suis un bien mauvais sujet, je me permets de rappeler certains faits sur lesquels j’ai travaillé voici dix ans. Ils concernent une bactérie et non pas un virus, mais cela reste intéressant. Le MRSA (acronyme anglais pour Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline, en français Sarm pour Staphylococcus aureus – staphylocoque doré – résistant à la méthicilline) plus que le sida à la même époque. Ou une étude révélée dès 2007 que le SARM prospérait dans près de la moitié de 20 porcheries industrielles de l’Ontario (Canada). Un porc sur quatre est contaminé. Les bactéries retrouvées contiennent une souche répandue dans les infections chez l’homme. Cette même année, en décembre, confirmation par les célèbres Centers for Disease Control and Prevention américains: on retrouve une souche de SARM que l'on croyait réservée aux porcs chez 20% des humains touchés par cette bactérie mutante. Il n’y a pas d’étanchéité qui vaille entre les deux espèces.

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Et chez nous? Retour en 2020: sur le sifflote gaiement. L’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, s’en bat les coucougnettes. Elle reconnaît que les aliments peuvent être contaminés, et que la clairvoyance exige «mieux surveiller les exploitations de porcs et le transport des porcs au sein de l’Union européenne».

Leur monde est un funambule bourré comme un coing.

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