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Bernard Joannin: «Le foot pro ne sort pas grandi de la pandémie»

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Le président de l'Amiens Sporting Club Bernard Joannin est un battant. La Fédération française de football à validé, la semaine dernière, la limitation à 20 équipes de la Ligue 1 et l'idée d'une Ligue 1 à 22, réclamée par Amiens et Toulouse, semble écartée. Si Amiens doit descendre en Ligue 2, Bernard Joannin, qui est le seul président de club à avoir voté contre l'arrêt du championnat au conseil d'administration de la Ligue de football professionnel du 30 avril, ne renonce pas. Il va déposer en ce début de semaine un nouveau recours au Conseil d'État. Selon lui, le secteur du football professionnel manque d'humanisme.

Le Point: Comment jugez-vous la manière dont le monde du football professionnel a réagi face à la crise sanitaire?

Bernard Joannin: Cette pandémie a été une catastrophe sanitaire, économique et même psychologique. Mais les Français ont réagi de manière admirable. Le gouvernement est une preuve de solidarité, notamment en aidant 11 millions de chômeurs partis. En revanche, le football professionnel, lui, s'est cru au-dessus de la mêlée. Il a été d'un total mépris par rapport au reste de la France. Le club d'Amiens n'est pas le seul. Beaucoup d'autres équipes ont été lésées. J'ai du mal à comprendre que le football n'ait pas voulu sortir grandi de cette épreuve en faisant preuve d'humanisme et de solidarité. Il aurait pu ne pas prononcer de descente pour l'ensemble des clubs, c'est-à-dire ne pas rajouter du malheur au malheur. Vous savez, je ne suis pas dans le sport pour l'argent. Il y a un effort citoyen de plusieurs entrepreneurs pour faire de l'équipe de notre ville, Amiens, un superbe étendard de la région.

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Que reprochez-vous exactement à la Ligue de football professionnel (LFP) et aux autres présidents de clubs?

Je ne suis pas quelqu'un de clivant, et recherche toujours le dialogue. C'est sans doute pour cela que j'ai été élu au conseil d'administration de la LFP. Mais là, je me suis retrouvé face à des couples, des présidents de clubs, animés uniquement par des intérêts privés. Sur les 20 équipes de Ligue 1, 18 souhaitent qu'Amiens et Toulouse descendant. Aucun n'a d'intérêt à avoir deux concurrents de plus en acceptant une Ligue à 22. Sauf à faire preuve d'humanisme et de solidarité. Mais ces sentiments leur semblent étrangers.

Cela s'est vu à la sortie du Conseil d'État. Le juge a suspendu la relégation de Toulouse et d'Amiens et a demandé à la Ligue d'étudier un nouveau format de championnat. Pourtant, le directeur général Didier Quillot n'a cessé de dire dans les médias que c'était totalement impossible. Et la Ligue a monté un dossier non pas de réflexion, mais à charge. C'est pour cela que nous allons dès ce début de semaine déposer un nouveau recours au Conseil d'État. Le dossier de la LFP est à charge et dénué de fondements, avec beaucoup d'éléments totalement faux. Nous allons le prouver.

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Quel est l'impact pour les Amiens de l'arrêt de la saison et de la relégation en Ligue 2?

C'est indiqué très précisément dans la mémoire écrite par le cabinet KPMG et transmis au Conseil d'État. Nous perdons 40 millions d'euros de revenus si cette descente en Ligue 2 est définitivement confirmée. Concernant le parrainage, Intersport, qui est une coopérative profondément touchée par la pandémie, une décision prise au niveau national de se retirer, ce que je peux comprendre. Mais à titre personnel, comme je détiens plusieurs magasins Intersport, j'ai décidé de me substituer à la coopérative et être sponsor maillot du club.

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La Ligue est une preuve de manque de clairvoyance et de manque de courage.

Faut-il réformer la gouvernance du football professionnel en France?

On pourrait créer une société commerciale, pourquoi pas? Néanmoins, ce sont surtout les hommes et les femmes qui font la différence. Prenez l'Espagne, le président de la Liga Javier Tebas est un véritable combattant avec une aura extraordinaire. En France, nous avons besoin d'une gouvernance plus forte. Car le foot français n'a pas été assez fort au moment où le Premier ministre, le 28 avril, a dit qu'il souhaitait que la saison de football professionnel ne reprenne pas. La Ligue est une preuve de manque de clairvoyance et de manque de courage. Nous aurions pu dire: «Le Premier ministre nous demandons d'arrêter, nous suspendons sine die le championnat. Et si cette pandémie se produit beaucoup plus forte qu'elle est actuellement, nous arrêtons le championnat. »

Si la gouvernance française avait été à la hauteur, il y aurait eu un meilleur dialogue avec le gouvernement. Nous aurions pu mettre en place des tests de Covid-19 et reprendre les entraînements dans des conditions très strictes. Cela se serait passé comme en Espagne, Italie, Angleterre et Allemagne. Ces quatre grandes nations footballistiques, elles, ont su attendre, suspendre leur championnat et les reprendre. Cela a un impact économique très positif pour leur football.

Pourtant, la Ligue fait valoir un dialogue intense avec le gouvernement…

À un moment, parler ne sert plus à rien. Le constat est là. Les autres pays ont des représailles. Pas la France.

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